La CNDH ouvre un atelier stratégique sur les défis d'application de la loi relative aux mutilations génitales féminines au Sénégal.
La Commission nationale des Droits de l'Homme (CNDH) a procédé, ce mercredi 17 juin 2026 à l'Hôtel Royal de Saly, à l'ouverture officielle de l'atelier stratégique de réflexion sur les défis d'application de la loi relative aux mutilations génitales féminines (MGF) au Sénégal.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par Madame Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, Ministre de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités, en présence de Monsieur Amadou Moustapha Dieng, Représentant de Son Excellence Monsieur le Président de la République, de Madame Catherine Baumann, Représentante de UNICEF, de Madame Lydie Sanka, Représentante de UNFPA, ainsi que de nombreux représentants des institutions de l'État, du pouvoir judiciaire, des forces de défense et de sécurité, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile, du monde universitaire, des leaders communautaires et religieux et des professionnels de la santé.
Organisé dans le cadre du Programme conjoint UNFPA-UNICEF pour l'élimination des mutilations génitales féminines, cet atelier de trois jours vise à réunir les principaux acteurs concernés afin d'identifier les obstacles juridiques, institutionnels, socioculturels et opérationnels qui freinent l'application effective de la loi n°99-05 du 29 janvier 1999, et à formuler des recommandations concrètes pour renforcer la réponse nationale.
Dans son allocution, la Présidente de la CNDH, le Professeur Amsatou Sow Sidibé, a rappelé que, malgré l'existence d'un cadre juridique robuste et les engagements internationaux du Sénégal, les mutilations génitales féminines continuent de toucher de nombreuses femmes et filles. Elle a souligné que ces pratiques constituent une grave violation des droits humains fondamentaux et a insisté sur la nécessité de lever les obstacles qui limitent encore l'effectivité de la loi. Elle a également réaffirmé le rôle de la CNDH, conformément à son mandat, dans la promotion et la protection des droits fondamentaux, ainsi que dans le renforcement des politiques publiques en faveur de l'élimination des pratiques néfastes.
Ouvrant officiellement les travaux, Madame la Ministre Marie-Angélique Mame Selbé Diouf a salué cette initiative portée conjointement par la CNDH et le Ministère de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités. Elle a rendu hommage au leadership de la Présidente de la CNDH et à l'engagement constant des partenaires, notamment l'UNICEF et l'UNFPA, dans la protection des droits des femmes et des enfants. Elle a appelé les participants à formuler des recommandations ambitieuses, concrètes et applicables, tout en réaffirmant son engagement personnel à porter les conclusions de l'atelier au plus haut niveau de l'État afin que la loi devienne une protection effective pour chaque fille au Sénégal.
Pendant trois jours, magistrats, officiers de police judiciaire, professionnels de santé, chercheurs, parlementaires, travailleurs sociaux, représentants des institutions publiques, organisations de la société civile et partenaires techniques analyseront ensemble les défis liés à l'application de la loi, partageront les bonnes pratiques et élaboreront une feuille de route destinée à renforcer la prévention, la protection des victimes et la coordination des interventions.
Les conclusions de ces travaux ainsi que les recommandations adoptées feront l'objet d'une restitution à l'issue de l'atelier.
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